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Exercice d’analyse : “La blogosphère québécoise, un cercle fermé?”

Je suis tombé sur un article signé Camille DG qui traite de l’état de la blogosphère québécoise. Je dois avouer que ça m’a laissé un drôle d’arrière-goût et qu’à sa lecture, j’ai soulevé quelques interrogations et réflexions diverses que j’aimerais partager avec vous.

Permettez-moi donc ajouter mes “notes de lecture” ici même, question d’en discuter ouvertement avec mes 2-3 lecteurs étant donné que les commentaires sont fermés du côté de Canoë…

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Ce qui va tuer Empire Avenue

Empire Avenue est le nouveau jeu tendance sur les Internets.

Un peu comme l’était le défunt Friends For Sale de Facebook, mais sur les stéroïdes.

En gros, on dispose d’un montant d’argent en partant, lequel nous permet d’acheter des actions de nos connaissances. Plus le titre de ces personnes est prisé, plus son action monte et… bon, vous voyez le genre. Une simulation boursière à hauteur humaine (mettons).

Tout ça pour dire que je l’ai testé aujourd’hui et j’y ai pris un certain plaisir pendant quelques minutes. En fait, c’était jusqu’à temps que je tombe là-dessus et que ce soit suffisant pour me convaincre que cette bébelle-là ne fera pas long feu si elle s’aligne vraiment dans cette direction :

Empire Avenue

Internet étant ce qu’il est, il va se trouver une poignée de disciples de Narcisse qui vont sortir des deniers réels pour s’acheter un standing virtuel. C’est inévitable, comme y avait du monde assez fou pour s’acheter des Stones of Jordan de Diablo II sur eBay…

C’est plate, mais c’est ça.

What’s next?


Twitter va (sûrement) mourir (un jour)

Personnellement, je crois que tôt ou tard, Twitter va inévitablement crever.

Pas Twitter le principe, on s’entend. La communication et les interactions sur le web sont bel et bien là pour rester. Je parle ici de Twitter “la chose” (le site, le brand, le canal, la façon).

Je m’amuse donc ce soir à vous poser quelques questions ouvertes, question de brasser la cage sur les idées préconçues et les auréoles dorées. Saurez-vous me convaincre du contraire?

Ah, et prenez évidemment ça pour du cash; je suis un social-media gourou après tout…

  1. Twitter est un simple outil, pas une fin en soi. Pouvez-vous vraiment justifier sa pertinence à long terme considérant qu’il ne crée ni la nouvelle ni le contenu; se contentant de la relayer d’une manière où n’importe quelle autre plateforme plus complète et mieux intégrée pourra aisément le remplacer?
  2. Vous voyez-vous vraiment dans 5 ans être encore là à vous influencer en gang avec des  messages textuels dans un format aussi platonique?
  3. Quand ça deviendra trop populaire, est-ce que les fameux influenceurs de la place ne trouveront-ils pas une alternative pour quitter tout ce “bruit” et défricher d’autres territoires? Parce qu’il ne faut pas se le cacher, y sont comme ça les influenceurs : ils ne supportent pas un médium trop accessible et l’accusent de tous les maux, prétextant la dilution de la qualité, de la rigueur et du recul…
  4. Le gros hype pour la plupart des curieux qui s’inscrivent à Twitter, c’est de suivre leurs vedettes ou des gens connus de certaines niches. Combien vont réellement approfondir leur réseau pour en découvrir de nouvelles lorsqu’ils constateront avec dépit que Guy A. Lepage et Nathalie Petrowski ne les suivent pas en retour? Ça va durer combien de temps cette illusion bidirectionnelle?
  5. Dès qu’il y aura une piastre à faire avec ça, ne croyez-vous pas qu’un Facebook de ce monde va allumer et créer un équivalent (un profil public?), signant littéralement l’arrêt de mort de Twitter comme il est en voie de le faire avec Foursquare par l’avènement prochain de la géolocalisation des status ?
  6. Facebook et Google commencent à tellement en connaître sur nous et nos goûts qu’ils risquent de se suppléer à Twitter en nous proposant le contenu pouvant nous intéresser d’emblée. Considérant la tendance humaine vers la paresse, n’accueillrons nous pas une information venant à nous plus favorablement que celle découverte avec nombre d’efforts et de patience?
  7. C’est bien beau que Twitter soit plus “ouvert” que Facebook dans sa mise en relation avec les individus, mais dans une proportion non négligeable, plusieurs de vos followers se fichent de vous, et dans les faits, vous ne les influencez pas tant que ça. Et le pire, c’est que ce sera d’autant plus vrai à mesure que des inconnus se grefferont à votre gang de suiveux. Ça ne va pas vous lasser à la longue?
  8. Le poids de leur infrastructure croit plus vite que l’augmentation de leurs revenus. Le jour où ils devront déménager leur architecture système dans le cloud risque d’arriver tôt ou tard. De plus, en partageant son API, Twitter croît en importance et en portée mais perd en contrôle et en indépendance face à divers outils qui le complètent et l’améliorent. À terme, ne croyez-vous pas que les bonzes de Twitter ne seront pas réduits à de simples propriétaires d’un brand? Et dans cette optique, quel avenir pour leur modèle d’affaire déjà fragile?

Marquez la date.

J’annonce donc que Twitter va (sûrement) mourir (un jour).


Payer 187,5M$ pour ICQ?

Eh ben force est d’admettre qu’il existe de très bons vendeurs en ce bas monde.

De voir AOL réussir à vendre le paléolithique ICQ pour la coquette somme de 187,5M$ me scie les jambes. Je suis vraiment sous le choc, et sûrement que le bullshit-o-mètre était dans le rouge pendant leur réunion finale.

Considérant qu’ICQ compte 30 millions d’utilisateurs, je suis certain que les nouveaux propriétaires auraient pu beaucoup mieux réussir un coup de ce genre là à la place :

  • Investir 1M$ dans le développement d’une application équivalente.
  • Distribuer d’une manière audacieuse 186,5M$ à tous les nouveaux utilisateurs.

C’pas compliqué le marketing quand t’as près de 200M$ à gaspiller…


Le Retwitteur

Je reprends une idée que j’avais développée sur HQ il y de ça quelques années, alors que j’avais réécrit les paroles de la chanson Le Déserteur de Boris Vian en l’adaptant au goût du jour (la guerre en Irak, le cas échéant).

Voici donc ma mouture 2010, relativement aux médias sociaux et leur utilisation un peu trop passive au Québec.

Le Retwitteur

Monsieur le commerçant
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps

Je viens de d’m'apercevoir
Que tous vos followers
Vous ignorent à faire peur
Et qu’il faudra y voir

Monsieur le commerçant
Moi je sais c’qu’il faut faire
Car je n’suis sur cette Terre
Que pour être influent…

Et c’est pas pour vous choquer
Il faut que je vous explique :
La seule chose qui excite
C’est d’être re-tweeté

Depuis toutes ces années
J’ai vu mourir les blogues
Une bien triste épilogue
Mais on s’était lassés

Grâce aux réseaux sociaux
On a vu l’émergence
D’une nouvelle tendance :
L’égo 2.0

Facebook a donc permis
De se mettre en contact
Sans même user de tact
Avec de faux amis

Plus gros est notre réseau
Plus on se frotte le bide
Comptant ses coquilles vides
Pour bien plus que des sots

Twitter c’est pas trop clair
Ça l’air qu’il faut en être
Y étaler sa quête
…en 140 caractères

Pour t’y positionner :
Pas d’création de contenu,
Retweet des gens connus
Attends le Follow Friday

Je n’donne pas plus de temps
Car 200$ de l’heure
Ça se paie sa heurt
Monsieur le commerçant

Sachez qu’au-delà de tout
Jamais je ne déconne
Sur Twitter on me nomme :
Social Media Guru


De l’avenir de la SEO

Voici un article que je viens de rédiger pour Bénéfice.net, que vous pourrez consulter (et commenter) en version originale ici : http://benefice-net.branchez-vous.com/actubn/2010/03/avenir_seo.html

Je me permets aujourd’hui de faire une petite entorse à votre programmation régulière pour vous proposer une réflexion sur la SEO (search engine optimization), ses perspectives futures et l’évolution du métier de spécialiste en référencement.

Non pas que j’en sois moi-même un, mais mes diverses expériences sur le web m’ont toujours ramené vers ce secteur névralgique du développement qu’est le référencement adéquat de ses créations.

Donc avis aux véritables experts du domaine : je me lance ici bien humblement dans une analyse que je tâcherai de garantir la plus objective possible. Amusez-vous à me ramener à l’ordre si vous le jugez opportun : on en débattra avec grande joie.

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DirectCanada – Échec d’une boutique en-ligne

Je suis un très bon consommateur en-ligne. Mais y a de ces fois où je me dis que certaines entreprises n’ont pas suivi l’évolution du marché depuis trop longtemps.

L’expérience DirectCanada

Je me suis récemment acheté un ordinateur en pièces détachées chez DirectCanada. Les prix sont bons, leur historique d’envoi aussi (quelques références à l’appui). Je procède donc à l’achat et, dans les délais prévus (7 jours ouvrables) je reçois ma machine.

Du moins, partiellement…

Je retourne voir l’état de ma commande qui m’indique que le boîtier de l’ordi est actuellement en rupture de stock. Il est apparu comme ça, soudainement, après qu’on m’eût toutefois confirmé au moment du paiement que tout était bel et bien en inventaire.

Je peux comprendre. C’est Noël après tout : c’est normal que les inventaires soient un peu chaotiques.

Je prends quand même sur moi de les contacter afin de les aviser quand je constate – via leur autoreply – qu’il faut s’attendre à deux jours ouvrables pour espérer une réponse!

Faire attendre une réponse par courriel pendant 2 jours pour une boutique en-ligne, à mes yeux, c’est comme faire poireauter un client au téléphone pendant 2 heures sans donner signe de vie pour une compagnie traditionnelle.

Médias sociaux

Comme je carbure aux médias sociaux, j’ai évidemment souligné mon mécontentement via Twitter pour alors constater que je n’aurais pas de réponse de ce côté, leur canal étant visiblement mort et inutile.

Voyant cela, j’ai décidé d’aller fouiller sur Facebook pour constater qu’ils n’ont même pas de profil corporatif sur le plus populaire des médias sociaux.

On parle d’une entreprise dont 100% de ses revenus sont générés en-ligne ici.

Et on se croirait encore en 1999.