Courir, c’est aussi travailler

running

Les joies de travailler à son compte, c’est aussi banal que se permettre une sortie de course en plein après-midi.

Si pour certains cette pratique semble douteuse et une perte de temps, je suis plutôt d’avis que de d’aller se changer les idées en pratiquant une activité sportive permet non seulement de travailler en même temps, mais aussi de nous éveiller et nous amener à être encore plus performant.

Donc courir sur les heures de boulot, pourquoi pas? 

Tut tut tut…

Oui, je sais très bien que je pourrais courir après ma journée de travail, le soir. C’est certain.

Mais je préfère de beaucoup y aller après un moment clé de la journée : quand je viens de terminer un gros blitz de programmation; quand je sors d’un meeting important; avant de prendre une grosse décision; quand je suis écoeuré de ce que je fais depuis un peu trop longtemps; etc.

Habituellement quand je vais courir sur semaine, je me limite à une dizaine de kilomètres, question quand même de ne pas trop hypothéquer la journée. Cette heure passée à suer me fait littéralement entrer dans une sorte de transe. En fait pour faire moins ésotérique je devrais plutôt dire un état de super-concentration. Le focus au maximum, on dirait que toutes mes pensées du jour se cristalisent et en ressortent plus claires, ordonnées et concrètes.

Même si mon corps bouge et souffre, je crois que ce qui travaille le plus pendant le trajet c’est le hamster entre les deux oreilles.

Parce que la vie d’entrepreneur c’est un Joyeux Festin (TM) d’idées, de choses à faire, de trucs urgents, de trucs moins-urgents-mais-urgents-quand-même, de personnes à rencontrer et de cap à maintenir, le fait de prendre le temps – 1,2,3 fois par semaine – de décanter tout ça et se donner une nouvelle perspective n’est JAMAIS une erreur et encore moins une perte de temps.

Aussi, le simple fait de se sentir en plus grand forme rend toutes les autres heures de la journée plus efficaces. Au climax de ma saison de course, je me sens énergisé, motivé, positif… La concentration devient plus facile, les heures supplémentaires le soir/nuit passent mieux et le niveau de bonne humeur ne va qu’en augmentant.

Et allons, tant qu’à y être : je fais le serment que quand j’aurai un vrai bureau pour mon entreprise, il sera doté d’une douche. Et ce sera un plaisir d’aller partager quelques kilomètres avec mes employés par un beau lundi ensoleillé du mois de mai.

Et au fond, quand on y pense, cette heure que j’ai prise pour aller courir, j’aurais très bien pu la perdre à niaiser sur xkcd.com ou Facebook…

Émile Girard
Je suis le Président d'Instamobile.ca, un Développeur Web passionné depuis 1998 et un Socialiseur en Réseau notoire. Un hyper-actif numérique oeuvrant dans les coulisses de sites web et applications que vous adorez. Plus »

4 commentaires pour "Courir, c’est aussi travailler"

  1. Émilie says:

    Je lis votre billet et je décide de commenter (chose rare) parce que son sujet m’interpelle.

    Lorsque d’entrée de jeu vous dites que ”Les joies de travailler à son compte, c’est aussi banal que se permettre une sortie de course en plein après-midi”, j’ajouterais qu’en fait ce n’est pas banal du tout. Personnellement, chaque fois que je profite d’une pause vers 10h pour courir dehors, je me sens d’une chance extraordinaire. Ce moment précieux de liberté, celle de disposer de mon corps comme bon me semble, vaut bien mon salaire incertain, les assurances miteuses et les autres désavantages du travail autonome. Et je suis aussi d’accord sur le fait que cette pratique augmente la productivité, améliore la concentration et compense largement pour les minutes loin de l’écran. J’ai d’ailleurs travaillé assez longtemps dans des bureaux pour savoir qu’effectivement, les employés trouvent de toute façon d’excellents (ou moins) moyens de ”perdre leur temps”, ou simplement de décrocher, même en ne quittant pas leur poste.

    Bref, j’encourage toutes les entreprises à favoriser ce genre de pratique, bonne pour le corps, et exquise pour l’humeur!

  2. Pas mal intéressant Émile. De mon côté, je cours aussi le jour, quand anyway je ne suis plus concentré et que plus rien avance. Quand je travaillais dans un petit cubicule au Centre-Ville et que rien n’avançait, ben, j’étais pogné là pis j’attendais juste que la journée finisse en regardant des Dilbert. Maintenant, je pars courir, enlever des pissenlits ou jouer à Guitar Hero. :-) Euh…. anyway, c’est pas de ça dont je voulais parler.

    Quand je cours, j’écoute toujours de la musique, es-tu en train d’écrire que toi tu prends ce temps pour réfléchir? Ça m’intrigue, si c’est le cas, faudrait bien que j’essaie aussi.

  3. L_Econome says:

    Et les bonnes idées viennent souvent en courant (ou, dans mon cas ces temps-ci, en faisant du vélo). Ça repose l’esprit et ça permet de sortir de la boîte, tout d’un coup la solution à un problème apparaît!

  4. Manuel says:

    Bonjour,
    Je fais le même constat, courir c’est aussi travailler, personnellement mon cerveau turbine aussi dans ces moments là et j’en revient les idées plus claires.
    Cependant il est dur de partager ça avec des sédentaires, ils ne savent pas ce qu’ils perdent :-)

    Bonne continuation.

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