Personnellement, je crois que tôt ou tard, Twitter va inévitablement crever.
Pas Twitter le principe, on s’entend. La communication et les interactions sur le web sont bel et bien là pour rester. Je parle ici de Twitter “la chose” (le site, le brand, le canal, la façon).
Je m’amuse donc ce soir à vous poser quelques questions ouvertes, question de brasser la cage sur les idées préconçues et les auréoles dorées. Saurez-vous me convaincre du contraire?
Ah, et prenez évidemment ça pour du cash; je suis un social-media gourou après tout…
- Twitter est un simple outil, pas une fin en soi. Pouvez-vous vraiment justifier sa pertinence à long terme considérant qu’il ne crée ni la nouvelle ni le contenu; se contentant de la relayer d’une manière où n’importe quelle autre plateforme plus complète et mieux intégrée pourra aisément le remplacer?
- Vous voyez-vous vraiment dans 5 ans être encore là à vous influencer en gang avec des messages textuels dans un format aussi platonique?
- Quand ça deviendra trop populaire, est-ce que les fameux influenceurs de la place ne trouveront-ils pas une alternative pour quitter tout ce “bruit” et défricher d’autres territoires? Parce qu’il ne faut pas se le cacher, y sont comme ça les influenceurs : ils ne supportent pas un médium trop accessible et l’accusent de tous les maux, prétextant la dilution de la qualité, de la rigueur et du recul…
- Le gros hype pour la plupart des curieux qui s’inscrivent à Twitter, c’est de suivre leurs vedettes ou des gens connus de certaines niches. Combien vont réellement approfondir leur réseau pour en découvrir de nouvelles lorsqu’ils constateront avec dépit que Guy A. Lepage et Nathalie Petrowski ne les suivent pas en retour? Ça va durer combien de temps cette illusion bidirectionnelle?
- Dès qu’il y aura une piastre à faire avec ça, ne croyez-vous pas qu’un Facebook de ce monde va allumer et créer un équivalent (un profil public?), signant littéralement l’arrêt de mort de Twitter comme il est en voie de le faire avec Foursquare par l’avènement prochain de la géolocalisation des status ?
- Facebook et Google commencent à tellement en connaître sur nous et nos goûts qu’ils risquent de se suppléer à Twitter en nous proposant le contenu pouvant nous intéresser d’emblée. Considérant la tendance humaine vers la paresse, n’accueillrons nous pas une information venant à nous plus favorablement que celle découverte avec nombre d’efforts et de patience?
- C’est bien beau que Twitter soit plus “ouvert” que Facebook dans sa mise en relation avec les individus, mais dans une proportion non négligeable, plusieurs de vos followers se fichent de vous, et dans les faits, vous ne les influencez pas tant que ça. Et le pire, c’est que ce sera d’autant plus vrai à mesure que des inconnus se grefferont à votre gang de suiveux. Ça ne va pas vous lasser à la longue?
- Le poids de leur infrastructure croit plus vite que l’augmentation de leurs revenus. Le jour où ils devront déménager leur architecture système dans le cloud risque d’arriver tôt ou tard. De plus, en partageant son API, Twitter croît en importance et en portée mais perd en contrôle et en indépendance face à divers outils qui le complètent et l’améliorent. À terme, ne croyez-vous pas que les bonzes de Twitter ne seront pas réduits à de simples propriétaires d’un brand? Et dans cette optique, quel avenir pour leur modèle d’affaire déjà fragile?
Marquez la date.
J’annonce donc que Twitter va (sûrement) mourir (un jour).















